Qui suis-je ?

Je réalise des designs en permaculture à Poitiers.

Voici mon histoire :

moi-même

En 2012, j’étais artiste-auteure-scénographe-graveuse-sténopeuse, et surtout, coordinatrice de projets artistiques. Notre famille a visité une grange, un peu par hasard, pendant les vacances d’été.

Ce fût une évidence entre la grange et nous. Nous n’avons visité qu’elle, elle n’a été visitée que par nous.

Depuis 2005, nous avions pour projet de trouver un oasis, qui éloignerait nos enfants des écrans, leur apprendrait à se servir de leur corps.

Les projets sont le ciment des couples encore mieux que le sexe. Refuge en cas de fin du monde, chômage, burn out, fissure du coeur, il serait une opportunité de rassembler ponctuellement des humains, comblerait nos besoins d’immersion dans la nature, de chants presque trop présents des oiseaux. Il nous permettrait d’être plus autonomes, nous guiderait dans nos priorités et apprentissages.

Fille de prof de philo maoïste, et d’ouvrière artiste, je suis née en 70, quand toute utopie était enfin et encore parfaitement respectable. Mes parents et leurs enfants passaient donc l’année à Paris, le reste au milieu des vaches.

C’est peut-être pour ça que j’aime la permaculture : on touche un truc du doigt, et PAF : mille questions.

Alors, en 2015, après 20 ans d’efforts, ayant enfin atteint le but d’être une artiste reconnue dans « ma » ville, malgré ma condition de femme, j’ai insisté pour rapprocher toute la famille de la grange, et changer de métier.

De 2015 à 2018, j’ai suivi des stages, lu, mooqué, visionné, tout ce qui me tombait dessus en matière de permaculture depuis un espace de co-working où je dessinais compulsivement des poils, des plumes, et des cellules végétales sur une feuille de trois mètres de haut.

Je suis allée passer mon certificat de design en permaculture à la ferme du Plessis,

Parce qu’il était dispensé par Warren Brush et Norbert Fond, qui me faisaient pleurer d’émotion sur les vidéos du Mooc des Colibris. Et j’avais besoin d’ouvrir les vannes. Ce n’est pas rien de se dire qu’on change de métier quand on y a mis toutes ses tripes, même si c’est pour le bien de l’humanité ou de son jardin.

J’y suis allée avec deux buts : assumer pleinement mon rôle de sorcière et pouvoir transmettre.

J’y ai découvert que j’avais de bonnes intuitions, une bonne place dans ce monde, pouvoir contrer ma stolastalgie, n’être pas seule. On m’a même déclarée magique. Permacultrice est le même métier que scénographe ou coordinatrice, mais meilleur pour la santé.

Ainsi, je dessine des arbres vus du dessus, je sculpte et organise des espaces vivants. Je transmets des compétences mais elles sont utiles pour l’environnement. Je coordonne toujours, je mets en lien encore plus et mieux. Mes œuvres se bouffent, je cueille comme une sorcière pour mitonner mille potions et baumes qui soignent.

Je n’ai pas abandonné mon métier, je l’ai augmenté, pour mieux transmettre.

Tita, conseil designs en permaculture Poitiers

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