Pour faire les courses zéro déchet, j’ai quelques astuces, ailleurs, et à Poitiers.

Armée de mon panier, rempli de bocaux et de sacs en tissus, je me rebooste la détermination avant d’arriver devant l’étal.

Je dois rester forte, surtout pendant le confinement. Je jure de ne pas me faire livrer par ah-ma-zone. Pour les livres, je trouve facilement des alternatives, soit auprès de mes librairies préférées en commandant par email, soit en regardant ce lien préparé avec amour par France Inter.

Je me suis renseignée à l’avance, je dois maintenant aller comparer les prix au kilo. Et là, surpriiiiise, le “bio” est souvent plus cher en supermarché. On reparlera du bio, parce que bon, il y a de quoi se perdre.

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Tisane en cours

Le panier bio,

En amap, ou en vente directe, il nous invite à de nouvelles recettes. Du reste, tout nous y invite. La sobre attitude nous fait maigrir, et grandir.

C’est également une bonne occasion de créer des liens. On a souvent envie de participer à la distribution. On peut aussi en profiter pour aller visiter les lieux de production, et d’y mettre la main.

À la campagne :

On a eu du mal à trouver le bon circuit. Heureusement, il est encore, ou à nouveau possible de trouver du lait en vrac, des œufs à la ferme, un panier de légumes chez le maraîcher.

Le vrac :

Constitué de céréales, farines, huiles … etc, nous coûte plus cher à la campane qu’en ville. Du coup, nous partons avec notre stock. Mais autour de nous commencent à fleurir de beaux projets d’épiceries ambulantes.

Nous nous aidons des cartes en ligne.

Pour rejoindre un groupement d’achat, ou en créer un, on peut aller voir sur le site de ma cagette.

Au supermarché :

Il reste une chose ou deux, à trouver comme les croquettes du chien, les ampoules, et les piles. il m’arrive parfois d’y aller, mais je ne me sens plus concernée. La vue de tous ces empilement m’horrifie, et me glisse dessus.

Pourtant, pendant le confinement, confinée dans la grange,j’avoue que ça a encore été un bon moyen de trouver efficacement à manger.

Je n’achète pas des fruits et légumes, surtout s’ils sont emballés.

Je n’achète pas de vrac, surtout si on dirait que ça sort d’une boite de corn-flakes.

Chez le boucher, charcutier, fromager

J’y vais avec un contenant propre. Il faut qu’on voit que ça brille. Je demande gentiment si on veut bien me servir dedans.

Soit, on me dit oui, et voilà, c’est réglé, tout le monde est ravi. Je note au passage que ceux qui ont déjà cette réflexion ont aussi de meilleurs produits, plus locaux, plus goûtus, donc plus sexys.

Soit, on me regarde avec des gros yeux ronds, et j’explique ma démarche, et surtout, en une seule phrase, mon intention de ne pas gaspiller d’emballages. Et là, plusieurs solutions :

  • On refuse, et moi aussi, fin de l’histoire, éventuel cheminement intellectuel de la part du vendeur, un jour.
  • On trouve ça sympa mais on a la flemme de tarer la balance, alors on m’annonce avec le sourire : “Je vous le pèse sur un papier, et je vous le mets dans votre boîte! “. Là, il faut rester calme. Je réponds que “mon but est d’éviter un déchet, mais que si déchet il y a, je vais le prendre, et l’assumer moi-même.” Pourquoi ? Parce que la personne en face de moi a commencé par accepter. Elle a besoin de temps. Je fais un pari sur le temps. Plus nombreux seront les clients à formuler la demande, plus vite le commerçant comprendra qu’il y a une clientèle à séduire. J’en profite pour demander si le papier est compostable. Et bim, j’ai semé une graine.
  • On est en mode panique. Je reste à l’écoute de cette soudaine détresse, je montre que je la trouve légitime, j’explique mon but, je n’insiste pas. Éventuellement, je décide de ne plus aller dans ce magasin.

Au marché :

Je regarde de loin . Sur quoi reposent les légumes ? Est-ce que ça a l’air d’avoir fait le tour du monde, ou de venir d’à côté ?

Je regarde de plus près. Est-ce que les produits ont tous la même gueule bien lisse ou ça a l’air plus naturel, avec des différences de formes, tailles, couleurs ?

Je demande parfois comment les produits sont cultivés : raisonné ? bio ? On peut venir chez vous aussi ?

J’adore y trouver de jeunes plants bien dodus, élevés avec amour par un vieil anglais. Je suis ravie aussi d’y acheter la même farine qu’à la biocoop, mais en direct du producteur.

À la biocoop’ :

Le vrac, les ferments, les bases de mes produits ménagers, des shampoings solides fabriqués localement, j’y vais une fois par mois.

Je suis bien contente de la trouver. Et je m’excuse de mon impatience à tout trouver parfait.

J’avoue manquer parfois de bienveillance. À la caisse, j’adore dire très fort à mes enfants que je suis outrée qu’on puisse encore trouver des produits sous emballage individuel. Je leur fais honte , lorsque je demande au gérant un renseignement, qui, au passage souligne une incohérence. Quand un conditionnement me fait tousser, je cherche auprès des employés une alternative qui n’existe pas toujours, et repose le produit d’un air épuisé. Bref … je suis une mauvaise herbe.

À Poitiers :

L’effet bocal en plus de tout le reste, nous fournit le lait en vrac, et ça, c’est vraiment un bienfait. De l’argile à la cannelle, en passant par le papier toilette, on y trouve les produits de la ferme de Chassagne. le pain d’Aurélien, bref : L’effet LOCAL, des fées du bocal.

Quand je cherche un livre, neuf ou de seconde main, et un café, je vais au bliblio-café.

Quand un petit creux me vient, ou que je veux me réunir autour d’une boisson locale, je vais à l’envers du bocal.

Pour trouver un livre sur les plantes, la vie, la faune, la permaculture, je file à la Bruyère vagabonde.

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